Pour la plupart de mes toiles je fais ce que j'appelle de la peinture intuitive...C'est à dire qu'au fur et à mesure que je peins un élément, je vois petit à petit d'autres formes apparaître et en travaillant le contraste, la couleur, la lumière, et le traitement de la peinture (si je la griffe, la lisse, la coule, etc.) je donne un rôle à ces formes par rapport aux autres éléments.
C'est un échange inconscient et intuitif entre la toile, la couleur, la matière, mes outils et moi ; je suis alors en communication, voire en communion avec chacun de ces éléments, et les laisse prendre leur place.
J'essaye de créer une certaine harmonie visuelle qui correspond à l'émotion que je ressens au moment où je peins, en questionnant ma toile, elle me répond très souvent.
Le plus souvent j’analyse ma peinture une fois que le geste est fini, il y a comme une énergie libérée ; mon corps est le premier « outil » d'expression.
Je me sens très inspirée par la ville et ses mouvances perpétuelles, ses lumières, ses fumées, ses lignes de construction, ses odeurs, sa musique. Elle reflète l'animosité de l'Homme et ses paradoxes. Belle et inquiétante, ses multiples facettes s'offrent à moi comme un patchwork à rassembler.
De l'infiniment petit à l'infiniment grand, la matière organique me parle : mon intérieur, les pensées de l'Homme et le cœur de la planète. Je ressens la colère et la souffrance des éléments naturels face aux mauvais traitemente de l'Homme.
Je commence à peindre dès 14 ans et suis les cours d’histoire de l’art et d’arts plastiques pendant 3 ans au Lycée International de Strasbourg, et pendant une année à l’Université des Lettres et Sciences Humaines.
Je m’installe à Paris en 2000 pour faire des études de communication, puis travaille en production audiovisuelle, avant de décider de consacrer tout mon temps à ma recherche artistique.
J'expose en juin 2005, grâce au concours « Paris Jeunes Talents », puis tout s'enchaîne, festivals d'art contemporain, commandes de Gaz de France et d'AGF-Allianz, galeries d'art, créations à la « Nuit de l’Impro » (Brest), et ventes aux enchères à l’hôtel Drouot Paris depuis novembre 2007.
Aujourd'hui installée à mon compte dans le Finistère, je ressens les couleurs et les lumières comme une source d'inspiration sans fin.